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Compléments de résultats du week-end (15/16 octobre 2011)

Publié le par Benoit F.

Deux autres perfomances à remarquer :

    - celle de Thierry Laforge d'abord qui réussit pour la première à passer sous les 40' au 10km. Bravo à lui !

      58 Laforge Thierry 00:39:57 15,02 12 V1H

      Résultats complets sur RunningMag

 

    - mais surtout la magnifique victoire de Marine Houel (minime fille) du club lors du Challenge des 1000m de Sesquières. De la graine de championne ... y a qu'à regarder l'écart avec la 2ème :

1 3'13''29 HOUEL Marine Athletic Club Auterivain 031 PYR MIF/97 726

2 3'38''34 CAURE CASTEL Jade

....

Les autres résultats de la compétition.

Chez les EA fille :

BALANSA Morgane Athletic Club Auterivain 031 PYR EAF/03 4'38''47

CORBEL Alexie Athletic Club Auterivain 031 PYR EAF/03 4'47''05

MURATORIO Ophelie Athletic Club Auterivain 031 PYR EAF/05 5'05''04

 

EA garçons :

AYRINHAC-DE BIASI Ylann Athletic Club Auterivain 031 PYR EAM/02 4'26''84

COLPAERT Matthias Athletic Club Auterivain 031 PYR EAM/03 4'30''78

EYCHENNE Lucas Athletic Club Auterivain 031 PYR EAM/03 3'59''06

PRADERE Aurelien Athletic Club Auterivain 031 PYR EAM/03 4'25''86

Poussines :

11 4'23''0 FREZOU Elisa Athletic Club Auterivain 031 PYR POF/01 174

Benjamines :

9 3'58''40 NIETO Rosa Athletic Club Auterivain 031 PYR BEF/98 325

Poussins :

 

5 3'38''37 GOBERT Maxime Athletic Club Auterivain 031 PYR POM/00 70

15 5'09''3 FREYCHE Tristan Athletic Club Auterivain 031 PYR POM/01 0

 

Bravo à tous ces athlètes dont on ne parle pas assez ici sur ce blog.

Maintenant rendez-vous pour le cross de Saint-Gaudens le dimanche 6 novembre 2011.

 

Et pour finir un extrait du site de la Ligue Midi-Pyrénées : 

Le Challenge des 1000m était, samedi dernier, le rendez-vous le plus attendu des fans de cette distance mythique. Ainsi, presque 600 athlètes de toute la région se sont rendus au Stade de Sesquières, à Toulouse, pour y participer. Une occasion d’assister à de belles courses et des performances très intéressantes pour ce début de saison. On soulignera parmi les coureurs les performances des jeunes, où le niveau des courses a été spécialement relevé.

Eloise de la Taille (3'17''06, Ca Balma) et Zora Ghazouani (3'17''72, Blagnac SC), première et deuxième Benjamines, respectivement, ont franchi la ligne d’arrivée à presque 15 secondes de différence du 3ème chrono. Même scénario chez les Minimes, où Marine Houel, de l’AC Auterive, s’est imposée avec une nette supériorité (3'13''29). 

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Ils sont fous ces Gaulois !

Publié le par Benoit F.

Le week-end dernier, plusieurs Gaulois du AC Auterive s'étaient donnés rendez-vous à Rieu pour chasser le sanglier le long des 16km du tracé.

Et encore une fois, le club place des athlètes sur le podium; chez les homme d'abord avec Benoit Sentost, 4ème au scratch qui monte sur la première place du podium Senior et chez les filles avec Céline Portolan  qui après te trail du bois de Eaune remonte sur la 2ème marche du podium féminin.

 

1:03:21,80 416 MATHERON Sébastien SH AIRBUS RUNNING 1 1

1:03:35,69 395 HIJAZI Samire SH 2 2

1:04:11,52 350 DUREAU Gael VH2 BEAUZELLE 3 1

1:04:25,05 338 SENTOST Benoit SH AFUM TEAM AUTERIVE 4 3

....

1:12:41,22 263 LEYMONERIE Pierre SH A.C. AUTERIVE 39 20

...

1:13:47,08 414 NARDIN Jean-louis VH2 A.C. AUTERIVE 48 6

...

1:20:51,34 428 CORBARIEU Thierry VH1 AUTERIVE 109 38

...

1:25:28,11 248 TISSIER Sylvain VH1 A.C.A. AUTERIVE 146 49

...

1:26:23,43 337 PORTOLAN Céline SF AFUM TEAM AUTERIVE 155 

...

1:31:35,51 275 CORBARIEU Alain VH3 A.C. AUTERIVE 193 14

...

2:00:27,73 427 CORBARIEU Isabelle VF1 AUTERIVE 258 16

 

Resultats complets sur RunningMag

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Chronique d'un suiveur (2ème épisode)

Publié le par Benoit F.

Ce semaine, c'est Nicolas, suiveur de Christophe sur les 100 bornes de Millau qui a pris la plume pour nous conter cette aventure.

 

"Ca y'est, j'ai laissé mon coureur aller se faire "bipper" pour le départ, commence mon premier périple : rejoindre la zone des suiveurs.

 

7 kms tranquille pour faire chauffer les jambes, repenser une énième fois à ce qu'on aurait pu oublier de prendre ou de faire. 7 kms pour prendre le temps d'admirer cet Aveyron si accueillant avec ses falaises et ce Tarn qui coule là en dessous et qui nous accompagnera sur un marathon pour une première boucle Millau - Millau.

 

10h, mon coureur est parti, j'espère qu'il est bien dans son corps et dans sa tête, qu'il va se tenir à son plan de course, notre plan de course. Celui qu'il prépare depuis 4 mois. 4 mois de travail et 5 sorties ensemble.

 

10h40, ca y' est je le vois au milieu du flot, il a retrouvé Carole, Jean-Louis, Patrick et Tonio. Tous ont l'air bien, pas trop vite, juste comme il faut.

 

Les premiers kilomètres défilent, les premiers ravitaillements aussi, on est dans les temps, mais quelque chose cloche. Plus Millau se rapproche et plus son visage se tire, les questions reviennent "je suis dans les temps ?" "oui, pile comme prévu", "je suis pas bien", "je comprends pas ce qui se passe", "t'inquiètes on est dans les temps, 4h au 40 kms".

 

Je ne pensais pas que mon vrai rôle de suiveur arriverait si tôt, celui de soutien, de réconfort, de moteur, celui qui pousse. L'arrivée du marathon se profile, mais le corps ne suit plus : Le coeur trop vite, la fièvre qui monte.

 

Après un arrêt et des doutes, nous repartons, le chrono est oublié, maintenant le but : finir.

 

Finir pour lui, ses efforts, pour nous deux et pour tous ceux qui nous suivent et nous soutiennent de près ou de loin.

 

Millau, c'est ses 100 bornes mais aussi son viaduc, qui maintenant se profile au loin. Le profil lui aussi change : de petites bosses, sur le marathon, à des "casses pattes" sur le reste des 100 bornes. En premierpasser ce viaduc et arriver au 50 kms. Il est mieux, nous sommes à notre rythme, tranquille, objectif : finir.

 

Les kilomètres s’enchaînent, 55, 60, Saint Rome et la montée vers Tiergues. Et les autres au fait, toujours personne en face. Carole arrive, traits tirés, au sommet Jean Louis, puis Tonio et Patrick en descendant vers Saint Afrique.

 

Les kilomètres continuent, mais ce 70 ème n'arrive toujours pas. Enfin le voilà, puis le ravitaillement, la soupe chaude, le massage pour les jambes. Un coucou à nos femmes qui nous suivent depuis Millau, rassurer tout le monde et déjà repartir. Repartir à l'assaut de cette côte de Tiergues, dans la nuit, le silence, le froid qui s'installe et les orages qui nous narguent au loin. Son estomac commence à le trahir, ça passe mal. Mais ça doit passer : "Tu ne peux pas continuer sans manger !".

Mon vélo ne me porte plus ou très peu, je préfère le suivre à pied, au plus près, à la recherche du 75 ème, croisé en descendant. 75, le ravitaillement se rapproche : toujours rien qui passe, un peu de soupe.

 

80 et Saint Rome arrive, pause casse croûte et surtout : massage et kiné. Une remise sur pied "miraculeuse" et on repart, 23h. Un bisous d'encouragement de nos femmes et un "A toute à l'heure à l'arrivée !".

 

Le miracle se produit, après un redémarrage au starter, la descente vers Saint Georges s'avale presque d'un rien, d'un tube de Lady Gaga au 85 ème qui booste pour continuer mon dernier tour de vélo.

 

12 bornes, les dernières et toujours rien qui passe, un verre de coca et un verre d'eau. Il est fatigué, las, son corps ne veut plus, lui se demande, mais repart quand même. Allez, juste le viaduc pour finir, une montée, une descente, ensuite Millau et c'est gagné.

 

La nuit est noire, la côte interminable, les virages qui s’enchaînent et toujours ce Viaduc dans la nuit qui semble s'éloigner... La tête rejoint son corps et tout deux refuse le combat, le mien commence. Contre le temps qui passe, les kilomètres qui restent et mon coureur qui ne peut plus : le sommeil l'emporte, un ennemi de plus à combattre...

 

Je dois trouver les mots, les lumières là bas qui se rapprochent, les poteaux qui défilent si lentement : "allez chaque poteau, c'est 20 mètres de fait".

 

5 kilomètres, tous plus longs les uns que les autres, l'abandon qui le traverse, je le remets debout, il n'en reste que 3 !

 

Enfin nous arrivons, cette dernière ligne droite à monter, les mots toujours à trouver pour le soutenir et le porter. Le parc, je pose mon vélo, mais les mots ne suffisent plus, la ligne : bip, diplôme, joie, fatigue, douleurs.

 

Tout se mêle, son corps n'est que douleur, le mien commence à l'être aussi. Direction les soins.

 

La nuit passera vite, le matin arrivera avec la satisfaction d'avoir fini. Ce fut dur pour lui, son corps lui rendra ce qu'il aura subi, jusqu'à la limite, presque au delà.

 

Je suis fier de lui et de ce que nous avons fait ensemble. Je ne savais pas si j'arriverais à le faire, lui n'a jamais douté de moi. Nous l'avons fait ensemble et fini l'un pour l'autre, 16 heures 38 minutes et 45 secondes. Merci Christophe. "

Merci Nicolas pour ce beau récit

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100km de Millau suite : "Je suis fatigué ..." : chronique d'un suiveur

Publié le par Benoit F.

Je suis fatigué, mais tout va bien !

 

Cette petite phrase anodine est lancée au 60ème kilomètre par un de nos coureurs lorsque je m’inquiète de sa

forme physique et morale dans une côte à plus de 7%.

 

Elle est déjà pour moi une parole de réconfort, puisqu’un de nos participants était en difficulté au 42eme km.

L’inquiétude de ceux qui ne courent pas commence !

 

Ca y est, c’est parti, les coups de téléphone fusent entre suiveurs pour savoir, mais pas trop quand même, ils ne

doivent pas trop en dire et préserver la santé morale de leur coureur. On verra plus loin que c’est la tête qui finira

la course.

 

Je sens que la course prend une autre dimension, la route s’élève, la chaleur annoncée est bien présente, tous

les ingrédients sont réunis pour que chacun écrive son histoire de « 100 bornard ».

 

Après avoir circulé entre chacun de nos participants, 2 mots me viennent à l’esprit : courage et souffrance. Vous

me direz banal pour des ultra-marathoniens, je vous l’accorde, mais accordez-moi le droit de m’étonner et d’être

en admiration devant l’effort consenti par ces forçats du bitume. J’entends souvent parler de 333, de 555, de

dénivelé, de chrono etc... vous m’excuserez mais je ne m’habitue pas !

 

Comment peut-on trouver des ressources pour repartir de l’infirmerie alors qu’il reste encore 58 kms à parcourir ?

 

Comment peut-on encore regarder son GPS et penser à son chrono alors que les jambes vous abandonnent que

la nuit tombe et que l’on a déjà croisé les premiers sur leur retour ?

 

Et là, mes deux mots prennent tout leur sens.

 

Le Courage, il n’y a plus que cet ingrédient pour finir.

 

La Souffrance, elle est omniprésente, elle domine, quand ils marchent (vite si possible), que le dénivelé revient

inlassablement jusqu’au 90ème km, quand ils tentent de recourir (1 poteau sur deux !), elle ne les quittera plus !

 

A ce moment de la course, je n’évoquerai pas les ambitions de chacun, car le mythe des 100 km Millau reprend

ses droits, l’humilité est de rigueur.

 

Dans les ultimes kilomètres les mots des suiveurs valent toutes les barres énergisantes du marché (d’ailleurs

quel boulot de con ce rôle de suiveur !), la douleur est lisible sur tous les visages. J’avoue que dans les 10

derniers kilomètres mes sentiments s’opposent, l’admiration devant cette performance, et la colère, pourquoi

imposer à son corps de telles souffrances.

 

Puis, c’est l’arrivée, la délivrance, la joie, mais souvent elle ne sortira pas car le corps ne peut plus rien donner, il

n’aspire qu’à une chose : du repos. Les regards sont plus forts que les paroles, ils suffisent.

 

Devant ce tableau je me dis qu’ils tiendront parole « c’est la dernière fois que je fais une course aussi longue»,

puisque l’année dernière une fois l’arrivée franchie, certains l’avaient clamé haut et fort, mais une fois les petits

bobos partis, ils oublient !

 

Moi, je n’oublierai pas cette journée passée au milieu de cette bande de f.., et même si je ne peux tout

comprendre et encore moins ressentir le plaisir que procure cette épreuve, je suis tout simplement admiratif et fier

de ma compagne...

 

Chronique d’un suiveur (Yannick) qui ne court pas et qui aime l’aligot…

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